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Archives de Catégorie: On est deux dans ma tête

De Pronfundis

Ma mère m’a choisi un prénom rare. Elle le voulait symbolique. C’est celui d’une région du monde, à la fois fertile et sauvage, paisible dans une zone de guerre, au Moyen Orient. Je suis vraiment bien nommée.

Moi, vue du Ciel

 

Toute mon enfance, j’ai été victime des triangulaires. Des gens qui se détestent ou se méprisent depuis des années m’ont prise pour épicentre de leurs rancœurs. J’ai été le déversoir de leur haine et leur colère. Ma grand mère paternelle qui traite la maternelle de pute. Mon grand père maternel qui considère mon père adoptif comme un con. Ma mère adoptive qui refuse de s’effacer devant ma mère naturelle, peut importe que je ne sache pas me positionner. Et le grand fou qui revendique ma paternité alors que je serais la fille d’un autre,éduquée par un tiers.

Toi tu es là, au milieu de tout ça. Terre de conflit.

Tu n’oses rien dire. Tu n’as pas le droit de dire ce que tu ressens. Tu subis. Tu es fertilisée par leur noirceur.

Ces derniers mois, j’ai été prise dans des triangulaires. Plusieurs. Je ne comprenais pas pourquoi. Même, je ne me souvenais pas que ça me soit déjà arrivée auparavant. Comme quoi, l’esprit humain, toussa toussa. Pourtant Chouquette m’a posé plusieurs fois la question.

Il a fallu 2 fois de trop pour que je réagisse après d’autres fois de trop. Mais ça y est, j’ai compris.

J’ai longtemps cru et affirmé que j’acceptais la situation pour protéger l’une des parties. Après tout, quand tu traites celui que je considère comme mon père de con … . Sauf que je m’investis dans le conflit. Une sorte de contrecoup, de « cette fois-ci, je ne fermerai pas ma gueule, tu veux me prendre à partie, à tes risques et périls ». Je sens bien ce soir que ça me fait du mal. Ça me rend triste. Ça me rend lourde. J’ai envie de tous les envoyer valdinguer, de les noyer, de leur dire que je n’en ai rien à foutre de leur petite vie minable et de leurs mesquineries. Rien à foutre de leurs égos et leurs petites indignations à la mord-moi-le-nœud.

MERDE !!! JE DÉCIDE ET JE CHOISIS AUJOURD’HUI D’ÊTRE UNE TERRE DE PAIX !
Je crois qu’il est temps que je me décide pour moi. Que je débroussaille les ronces qu’ils ont plantées.
J’ai le droit qu’on m’accorde la paix. Qu’on me foute la paix. Qu’on me laisse en paix.

Le pire dans ces triangulaires, c’est de les entendre me mentir éhontément …. Et ensuite me faire de grands discours sur l’amour, la confiance et l’amitié … Ils osent tout, même profaner le sacré.

 

Ce soir, on célèbre Samhain (Google is your friend, mais en gros, il va s’agir de nettoyer son âme, son foyer, des impuretés accumulées pendant l’année, avant de rallumer un nouveau feu).

Tu as un grief contre quelqu’un. Tu lui dis et tu m’oublies.

Tu veux des nouvelles de quelqu’un. Tu lui demandes et tu m’oublies.

Tu aimes quelqu’un. Tu lui dis et tu m’oublies.

Tu as rompu avec quelqu’un. On en parle puis tu m’oublies.

Ne viens plus à moi sans intention pacifique, sans vrai désir de joie.

Ce soir, je vais entrer dans les profondeurs de ma vie. Pour renaître à la lumière …

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15 Commentaires

Publié par le 31 octobre 2014 dans On est deux dans ma tête

 

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Si Tu Pars …

Je ne sais pas trop ….

Même ici je n’ai jamais bien sur dire mes émotions.

Depuis quelques semaines, je ressens de grandes difficultés à écrire. J’ai du mal à mettre en mots ce que je ressens. A défaut, je mets en maux. Mal à la cheville, refus de soins sur une dent … bref, que du très glamour, tu me connais …

Déjà, quand j’ai relevé le défi de l’article érotique, j’ai eu un mal fou à exprimer un début de commencement d’émotions … c’est pas faute d’en avoir pris plein le … je m’égare. Et je me remets des barrières plus hautes encore.

Des barrières pour ne pas me voir.

Sois disant pour rester ancrée dans le présent. Alors oui hein, concrètement, ça marche. Ça m’évite de m’envoler. Mais putain de cœur de merde !!! Je te jure, quand tu crois que tu as enfin maîtrisé l’esprit, ce bâtard d’enculé de sa race continue à vivre. Ça tourne, ça tourne, ça tourne, encore et encore et puis ça chauffe, ça brûle. Je me sens prise de nausées, tu vois. Parce que je voudrais hurler, mais il est hors de question que ça sorte. Hors de question. Seulement en rêve. Et encore … Même pas, ça reste coincé dans ma gorge. Tu t’imagines, ça monterait à mon cerveau, le bordel que ça ferait …Déjà que c’est pas bien rangé … Oui, je refuse de me voir …

Des barrières pour que tu ne me voies pas

Ce regard … sa mère … c’est pas possible ! Achète toi des RayBan, putain !!! Nounou m’avait dit que je te reconnaîtrais à ton regard. Mais ce petit Trouduc ne m’avait pas dit que ton regard me brûlerait. Je n’ai pas l’habitude, tu sais. J’ai l’habitude d’être cachée. J’a l’habitude d’être enrobée. Je suis enrobée. Et toi, déjà que je ne sais pas d’où tu sors, (ni où tu vas d’ailleurs, hein …) Et tu me regardes. Tu me fous à poil. Pas seulement avec tes caresses et tes baisers. Tu me transperces avec ton regard jaune. Un flot d’or. Je suis recouverte d’or. Je suis habillée en tenue de fête. Tu me revêts d’une parure royale. Non faut pas déconner. Mais presque. Tu vois, là ça monte au cerveau et je pars en sucette.

Bordel de char à bite

Vu que je suis ici et maintenant, ça va. Je ne freestyle pas. Je ne me projette même pas. Je vis. Je savoure. Je te déguste. Je te dévore. Je te découvre. J’aimerais que mon regard aussi te foute à poil : tu verrais ce que ça fait ! En fait, je crois que j’adore ça. Ça fait comme dans les manèges que je déteste. Tu sais, ceux où tu crois que tu vas vomir ton cœur. Je sais qu’après tu m’embrasseras et te repaissant de mes chairs, je me liquéfierai sous tes doigts. Ôooooo ***

Mais j’ai peur …

Que tu ne m’aimes pas ? Non. Déjà, pour se demander si on s’aime, il faudrait comprendre des trucs. Et tout est bien trop chelou entre nous. Et même si je me demande pourquoi tu es dans ma vie en ce moment, il y a pléthore de choses que je ne veux pas comprendre.

Que tu en aimes une autre ? Ou d’autres ? Non. Je ne sais pas ce qu’est la concurrence. J’ai grandi entourée de filles. En uniforme. J’ai appris que la personnalité transforme un être. Je suis moi. Elles sont elles. Si tu les veux, elles, tu ne les trouveras jamais en moi. Si tu les cherches en moi, tu ne trouveras que moi.

Que tu me bouffes ma liberté ? Non. Tant que tu t’intéresses à moi, sans m’oppresser. Sans me demander des comptes. Tant que tu me laisses grandir à mon rythme.

Que tu partes ? Non. Même si les matins me sont de plus en plus pénibles. « Faire la fille » ne suffit jamais à te faire rester. D’ailleurs, je ne veux pas que tu restes. Je ne veux pas que tu sois là. Seulement que je compte pour toi. Seulement que je me demande ce que tu fais. Seulement que je m’astreigne à ne pas penser à toi …

Je n’ai pas peur que tu partes.

 

Mais si tu pars, reviens …

Amour et liberté

 

*** Private joke avec mes sauces

 

 

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Tous les hommes de ma vie

Ma vie sentimentale et affective a pris une tournure pour le moins inhabituelle cet été. Comme si les mecs découvraient mon existence. Entre propositions de plans cul, de libertinage ou de couple où tu finis avec 5 gosses (famille recomposée) et un labrador.

J’ai observé le retour des anciens amis et l’arrivée de nouveaux.

Vraiment, quand tu passes toute la première partie de ta vie entourée de femmes depuis la maternelle, ce concentré de testostérone est assez amusant.

La vie a fait pourtant que pour me défendre et me protéger, j’ai eu à développer des énergies masculines. Alors ces jours ci j’ai entendu ces messieurs de mes amis me dire que je prends les hommes pour des bites sur pattes, ou que je les présente comme des prédateurs graveleux. Attends, j’ai eu droit à « parfois je me sens comme un pervers la bite à la main qui attend que Bobonne lui essuie la goutte après avoir fait la popotte ».

Tu vois Copine, quand je te dis que c’est susceptible ces petits machins, et fragile. C’est bourré d’émotions toutes mignonnes et ça se heurte facilement. Un homme c’est super choupinou.

Pour ma part, c’est dur d’être une femme libérée. Tu vois, c’est pas si facile. D’un côté, tu as des mecs qui vont d’une manière ou d’une autre te confronter à leur virilité et ta propre sexualité à assumer.

Oui, je suis une salope.

Je suis une salope dans le sens où j’affirme que j’ai la liberté de coucher avec qui je veux, quand je veux et quand je veux. C’est mon droit. Mon choix. Il n’a pas à plaire à qui que ce soit, ni être compris ou approuvé. Mon père sait bien que je n’ai pas eu deux gosses en attendant la Cigogne….

Je vais te faire un scoop, mec : je suis un être humain. Avec une vie qui a été un peu mouvementée pour mon jeune âge. Avec des désirs,notamment celui d’être heureuse. Mais aussi avec beaucoup de peurs. Çà se soigne. 

Depuis petite, je semble dégager une aura sulfureuse. C’est la seule explication au fait que les doigts sales de cet oncle furetèrent dans ma culotte pendant la sieste. Je ne saurais pas expliquer comment en étant encore vierge et ne sachant pas ce qu’est une fellation, mon entourage ait été convaincu que je menais une vie légère (sans compter que ma mère ne me laisser pas sortir … demande à Naya le fardeau d’être mon mec …). A la fac, j’ai été agressée (oui je l’ai vécu comme ça) par une amie qui m’a fait boire pour me mettre dans son lit. Pourtant, on rigolait souvent sur le fait que pour paraître aussi chaude, je devais avoir des hormones sexuelles en quantité surnuméraire. Faut croire que l’alcool a dû les anesthésier ce soir là …

Bref, oui, je dois me protéger. Non pas des hommes. Ni même des femmes. Mais de ma propre énergie sexuelle. Alors j’ampute ma féminité, ma douceur naturelle et ma sensualité en y mettant une bonne grosse dose de « viens pas test, tu es une grosse merde ». Du moins, c’est comme ça que les hommes le ressentent. Et c’est tant mieux à vrai dire ! C’est que ça fonctionne. Et puis ça ne nous empêche pas d’être amis. Puisque c’est ton amitié que je veux et non que tu viennes me draguer en mp, par sms, tromper ta femme, et me soûler.

Sans rire, avec mes grosses loches et mes yeux de biche, vaut mieux que je te traite comme une pute, mec … Et puis après tout, c’est une façon de vivre l’égalité des sexes (mouhahaa je me marre toute seule en écrivant cette connerie !) Crois moi, si je suis capable de dire à l’homme que j’aime de tout mon être que je ne veux pas de lui dans ma vie, je suis aussi capable de te garder à distance, même sans velléité de rapprochement. Y’en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes …

 Pourtant tous ces gens ne se trompent pas. Je l’ai en moi. Faut bien que ça se ressente, non ?

Sexual healing

En dehors de mon apparence, qui plaît ou pas, ce n’est pas me vanter que de dire que je ne laisse pas indifférente ou que je suis capable de perturber un mec qui a toujours juré ses grands dieux qu’il préfère les minces. Je suis consciente, et j’espère que tu l’es aussi Copine que contrairement à un homme, j’ai des hormones qui fluctuent dans un cycle. Mon corps de femme est prévu pour être en rut tous les mois dans l’espoir débile d’être fécondé. Et je m’en vais l’oeil brillant et torve, la poitrine altière et la croupe fière par les rues toulousaines, reluquer le Mâle. Et puis si la Lune s’y met, je ne te dis pas. ET – A – LORS ???? Le problème est que je ne peux pas gérer ces connasses d’hormones. Je ne peux pas gérer les émotions des hommes. Mais je peux me rendre inaccessible. Alors le moyen vaut ce qu’il vaut, mais on rigole bien quand tu arrêtes de faire le susceptible. Et après tout ce que j’ai entendu en 35 ans, franchement, je m’en fous. Vraiment …

Dans mon boudoir 

Il me semble pourtant que ceux qui ont réussi à pénétrer mon intimité ne se sont jamais sentis comme des bites sur pattes. En tout cas, j’aimerais avoir leur ressenti (tu sais comment me joindre …). S’ils sont arrivés sans violence jusqu’à ma schneck, c’est que j’ai baissé les barrières. Oui je sais avoir un mental écrasant. Mais je pense aussi savoir être enveloppante, douce, onctueuse même, vulnérable, sensuelle, indulgente. Bon j’arrête, Epsilon va me laisser des messages sur Facebook, sinon ( ❤ )

Je me montre à eux. Pas seulement physiquement, mais dans toutes les dimensions de mon être. Je me mets réellement à nu.Car je veux les voir nus aussi. Je veux chérir chacune de leurs forces, bénir chacune de leurs faiblesses. Encenser leur virilité (et je ne parle pas de leur bite, Monsieur Rebel !). Les accueillir tels quels.

Je me suis demandé pourquoi j’attirais autant les libertins. Et puis je me suis rendue compte qu’on attire souvent ce qu’on est. Je n’aime pas trop être coincée dans une case. Pas parce que notre société porte un jugement négatif sur tout ce qui ne suit pas sa norme, mais parce que le libertinage tel qu’il est présenté voire vécu ne me correspond pas. 

Je n’ai pas apprécié être la maîtresse d’hommes libertins en couple.  Et de fait avec eux, je me présente sous un jour très dur (paie ta barrière quand le mec est soumis, putain !). Dans ce cadre là, je me sens comme le sextoy vivant du couple. Et de fait, je ne peux  considérer aucun de mes amants, comme un jouet sexuel. Je n’ai pas de plan cul. 

Par contre, j’ai été la « femme » d’un libertin. Oui je mets entre guillemets, parce que j’avais 17 ans. Aux yeux du monde qui a bien foutu la merde dans ma petite tête parce que « ça n’est pas normal ! c’est un connard ce type », il était le Mal. Pourtant j’étais heureuse, je savais qu’il fréquentait, et quand. Au final, je suis libertine depuis le début. 

Mais avec le temps …

… va, tout s’en va ! lol ! Non, je ne suis pas libertine. Simplement respectueuse de l’homme qui partage ma vie, quelque soit la durée. Je suis respectueuse de sa liberté. Respectueuse de la nécessité de le laisser grandir, évoluer. Consciente que je ne suis pas la réponse à tous ses besoins. Et malheureusement pour mon égo aussi surdimensionné que ma poitrine, je n’ai pas réponse à tout. Sinon, j’aurais déjà sauvé le monde de Monsanto, crois moi … Alors mon ego, parfois, je sais le faire taire pour redire à cet homme que je l’ai connu libre, et que c’est libre que je l’ai aimé. Et j’attends en retour qu’il ne me tienne pas en laisse, ni ne m’expose comme un trophée de chasse sans vie. Honnêtement, ça pique le coeur, surtout quand on a soi-même, besoin d’être rassurée. Mais c’est une utopie de croire que son homme ne pense qu’à nous dans la journée et qu’aucune greluche ne lui tournera autour. Et puis à l’heure des réseaux sociaux, tu vois ce que je veux dire ?

Pour moi le sexe est sacré. Je le redis souvent mais ce n’est pas sur ce blog que je le développerai. Je n’ouvre pas mon âme à n’importe qui. Et même si je peux être une sacrée chaudasse, je sais être sacrément abstinente pendant plusieurs années. Après tout, j’ai des doigts, tu vois …

Et la solitude, c’est quand il n’y a plus de piles !

Alors, mec, je vais encore te braquer, tu vas encore te sentir dévalorisé. Mais c’est mon répulsif à moi, même si tu n’avais absolument aucune intention de me draguer. Mais on va rigoler encore des heures et des jours sur des sujets bien graveleux. Je te rassure, si on devent des amis proches, je saurai être douce et affectueuse, mais le gourdin n’est jamais loin. De toute façon, je n’aime que Mogwaii (haaan j je fais de la pub si je veux et comme je veux ok ?!)

 

Ta Gueule !

Je suis pas la meuf ronchon qui râle tout le temps. Généralement, mais très généralement, je suis le boute-en-train, la bonne copine, celle qui aime que tout se passe bien.

Je suis le genre à m’assurer que les gens soient heureux autour de moi. Du genre à me faire chier à connaître les allergies des uns et des autres quitte à ce que le plat n’ait plus du tout le goût escompté.

Je sais …

Je suis la meuf hypersensible, qui ressent les émotions des autres, voire malheureusement, qui les absorbe façon éponge. Tu auras beau me faire le plus grand des sourires, tu peux facilement être désarmé par mon regard implacable. Je vais souvent essayer de te faire cracher le truc. Parce que je sais que ça fait mal de le garder en soi. Parce que je sais que je ne te jugerai pas. Parce que je sais que je peux entendre.

Pourtant, ces temps-ci, je trouve que tu abuses. Tu te permets des comportements et des réflexions qui m’espantent.

Quand je dis « je sais« , c’est parce que je me connais. Et je connais mes limites. Alors j’aimerais, quand je cesse d’être celle que tu attends que je sois, ta latrine dans laquelle je te permets de chier liquide, que tu respectes le panneau « toilettes bouchées ».

Merci de tirer la chasse !

Mon coeur après tes confidences

Quand tu viens me vomir au petit déjeuner tes problèmes de couple, sans un « bonjour comment ça va », mais parce que tu sais que tu peux me parler, mon ego ne suffit pas à me protéger de la colère que tu vas déverser.

Quand tu m’appelles quatre fois sur mon portable, et autant sur mon fixe, que je te réponds par sms que je te rappelle car je vomis mes tripes, pourquoi me laisser un message pour m’annoncer un décès ? Alors oui, il y a mort d’homme, mais à ce stade-là, tu crois que je peux le ressusciter ? En plus du fait que je sois malade, il fallait aussi me détruire le moral ?

Tu vois, ce ne sont que des exemples. Mais je pourrais t’en donner au moins un par jour. Alors parfois, tu penses bien que j’aie besoin de souffler. Alors je le dis à ma manière. Et puis je le dis là où le plus de monde pourra l’entendre. Comme ça je le dis une fois pour toutes.

J’ai fait ça la semaine dernière. J’ai demandé un appel au calme. On m’a demandé d’arrêter de chouiner, parce que mon bébé à moi n’est pas mort. En voilà une autre étrange façon d’annoncer les choses. Sans aucune violence.

Puis une autre mère la morale est venu me parler du qu’en dira-t-on et de mon image sur le net.

Manque de bol, en plus de ma fatigue et de mon ras-le-bol plein le cul, leurs attitudes sont venues faire résonner des blessures d’enfance.

Tais-toi et souris …

A toi qui te demandais pourquoi je ne m’épanche pas, voici la réponse. En dehors du fait que je ne sois pas une plaie purulente, rien dans ma vie ni dans ce que vous m’offrez de la vôtre ne me donne envie de m’épancher. Me confier, pour moi, c’est pleurnicher, me plaindre, et j’ai énormément de mal avec ça. Malgré le fait qu’elle soit une grande pleureuse devant l’Eternel, ma daronne adoptive m’a toujours appris à me taire et sourire.

Quand tu entends des adultes parler des difficultés de ta mère adoptive et du comportement que tu dois avoir avec elle, tu te tais et tu souris. Personne ne s’intéresse ni ne te demande ce que tu ressens. Personne ne saura jamais que tu as peur de cette femme. Personne ne sait que tu te sens en danger avec elle. Tais toi et souris, car elle a besoin que tu te comportes comme sa gentille petite fille.

Quand tu grandis dans la peur de mal faire, de mal être, sous le regard des gens, tu te tais et tu souris. J’avais une chambre qui était celle de mes soeurs. Deux lits, qui étaient ceux de mes soeurs. Une bibliothèque avec mes livres. Et un attaché case dans lequel il y avait une valisette en osier avec mes Barbies, et quelques bouquins, car je ne pouvais pas emmener toute l’étagère. Chaque jour, je vérifiais mon kit de survie. Prête à partir. Au cas où quelque chose dans mon comportement déplaise et que je finisse à la DDASS, comme promis. On s’en fout que tu aies peur, petite. Tais-toi et souris.

A force de te taire et de sourire, tu accumules la peur et la colère. Tu ne sais plus trop bien pourquoi. Surtout tu ne sais pas trop comment l’évacuer. J’ai tout mis dans ma corpulence, à la fois pour me protéger des agressions, mais aussi pour revendiquer une place, une voix. Quelques soient les circonstances, tu te tais et tu souris.

Ainsi, un jour, dans un groupe de prières, un homme s’est avancé vers moi pour me demander de prier avec lui. J’étais enceinte de 4 mois. Et il m’a dit les larmes dans les yeux, qu’il avait tué son enfant trisomique. Il y a prescription. Tu souris, tu le bénis et tu demandes au père qu’il est de prier pour que l’enfant que tu portes se développe bien. Et tu te tais.

Je te raconte aussi la fois où mon mari m’a trompée ? Tu vois, je ne l’aimais pas. J’étais malheureuse. Mais je n’ai jamais manqué de respect. Personne n’a jamais su mon désarroi. Parce que je me suis mariée à cause du qu’en dira-t-on. J’ai eu peur de divorcer à cause du regard de mon Eglise. Pourtant, ce jour-là, j’ai essayé de hurler ma colère. Je me suis levée un matin. J’ai cru qu’il s’agissait de ma session Facebook qui était ouverte. J’ai lu mon message privé. Une fille (moche) me disait que je lui manquais et qu’elle avait envie de me faire des trucs dans la voiture de ma mère. J’ai voulu hurler, non parce que j’étais cocue, mais parce qu’il m’avait menti. Il a pris son grade après m’avoir dit : « en sept ans, je ne t’ai jamais vue en colère, je peux bien te laisser parler et me taire« . Mais c’est encore moi qui me suis tue. Tu vas croire le contraire, mais ce que je vais te raconter, il l’a fait en toute innocence. Il m’a confié quelques jours plus tard les tenants et les aboutissants de son plan cul de l’été. Il m’a parlé comme à une bonne copine. Mais c’est à sa femme qu’il a montré des photos de la vulve de sa maîtresse. Je me suis tue et j’ai souri.

Qui veut le respect s’en procure …

Toi aussi, tu peux dire que tu ne m’as jamais vu en colère.

Et pourtant, UNE seule personne est venue me demander ce qui n’allait pas. En dehors d’elle, je n’ai entendu que jugement, que défense de l’autre harpie, en se basant sur ses allégations. J’avais envie de hurler, de vous démonter la gueule, de vous faire bouffer vos claviers. De vous tuer. J’avais envie d’être odieuse et de vous vomir à tous tout le mépris que j’ai pour vous ces jours-ci. Je vous ai détestés comme jamais je n’ai détesté personne ! J’en tremble d’un plaisir non coupable de vous le dire !

Clairement non, je ne vais plus me taire, ni sourire ! Plus jamais !

Je vais exiger le respect qui m’est du et que vous ne me donnez pas.

Je vais cesser de vous laisser me cracher à la gueule, m’infecter de vos émotions négatives. Ce mois-ci, on fête mon anniversaire et ma nouvelle naissance !

Pour rappel (ou information selon les cas), quand on a un minimum de respect pour quelqu’un, on peut procéder ainsi :

« Bonjour, ça va ? [tu as compris que je ne répondrai pas à cette question, jamais]. Est ce que tu as un instant à m’accorder s’il te plaît ? J’aurais une difficulté à te soumettre. Merci »

Parce que je n’ai jamais refusé mon oreille et mon cœur à quiconque, mais que parfois, moi aussi, je vis des choses difficiles dont je ne parle qu’à ceux qui savent spontanément m’ouvrir leur cœur pour que j’y repose le mien.

Parce que moi aussi je peux être fatiguée, avoir mes règles, ou subir une croix cardinale avec Mars en Bélier. Parce que moi aussi je peux juste en avoir marre de la morosité ambiante.

Parce que je n’ai absolument pas à me justifier devant qui que ce soit des décisions que je prends pour mon bien.

Tu vois, ma vie a été ce qu’elle est et a eu son lot de douleurs. Mais est ce que je dois réellement tout te raconter pour que tu comprennes mes décisions ?

 

 Toi, ferme ta gueule !

Le 28 mai, la petite fille va avoir 35 ans Elle chie sur ce que les gens pensent d’elle, car elle est fière d’être la femme qu’elle est aujourd’hui. Elle est fière de sa vie, car ses épreuves lui ont appris la compassion. Et à force de souffrir de cette compassion, elle a appris à se respecter. Enfin. son respect elle va se le procurer. Enfin. Et si ça ne te plait pas, c’est toi qui ferme ta gueule et qui te casse, surtout sans te retourner. Vraiment, tu m’as trouvée violente ? Mais tu ne sais pas toute la crasse (ta crasse, au demeurant) que j’ai eu envie de te balancer. J’ai été, figure-toi, douce et mesurée !

La petite fille ne se taira plus en souriant

 

La petite fille ne se taira plus

La petite fille ne se taira plus

 
 

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Merci malgré tout

J’adorais l’euphorie intellectuelle de nos échanges. J’appréciais sa compagnie et sa vivacité. Je le trouvais brillant, drôle, chaleureux.

J’ai donné du temps et de l’énergie. J’ai partagé mes petites compétences littéraires au service de son blog et de ses projets d’écriture. Je lui ai ouvert mon carnet d’adresses pour faciliter ses ambitions professionnelles.

J’ai voulu le connaître … Et c’est là que le bât blesse.

On recule sans peine devant les arguments de « jardin intime », « vie privée » …Mais la première dispute a explosé. On n’en veut pas à l’autre, car on sait très bien que sous nos airs ouverts et avenants, on ne lui partage rien. Donnant-donnant. Enfin, façon de parler : je ne sais pas être superficielle. Mais quelque chose nous retient.

On tombe amoureuse. Eperdûment. Alors on donne encore plus de temps et d’énergie. On le trouve tellement formidable qu’on finit par se convaincre qu’il est trop bien pour nous. Et puis, on est déjà amis, c’est bien.

Amis, dis-je ? Que nenni … Un ami prend des nouvelles, s’intéresse à nos projets. Parce que mère au foyer est un état de vie, pas un projet de vie. Certes, on ne voyage plus trop, on ne sort guère non plus, mais chaque jour, des germes de vie poussent encore en nous. Nous ne sommes pas mortes.

C’est le temps d’avancer après des années de solitude. Le réseau s’active pour nous faciliter la vie. Des inconnus viennent à nous pour nous proposer spontanément de l’aide dans notre recherche d’emploi ou de logement. Tout cela reste infructueux, mais toute cette belle énergie réchauffe le coeur et donne du courage.

Lui reste muet. Il a des vacances à préparer. Un emploi de consultant à quitter (tu sais … ceux qui font du recrutement entre autres …), parce que salarié c’est trop la lose.On ne dit rien, on observe.

Vient le temps d’un autre conflit. Il nous parle d’ambigüité. Nous on se sait sincère. On sait qu’on ne veut pas être sienne. Ce n’est pas le moment : nous avons nos projets et aucun homme ne peut désormais passer avant. Tant pis, on avoue en mettant des réserves. Et puis on observe que l’ambigüité vient aussi de lui. En pleine rupture (tu vois qu’il ne nous dit pas tout …), il a fait un amalgame entre son ex et moi. Diantre, comment est-ce possible … Tant pis, la seconde crise a éclaté. Je n’ai pas supporté son insolence, son manque de respect ni qu’il croit que tout lui est dû. J’étais là pour l’aider, être à ses côtés, le soutenir et l’élever. Pas pour qu’il me traite comme son larbin.

Pauvre fille, tu l’as laissé revenir vers toi … Il a fait ça tellement bien, avec du miel dans la voix. Il a parlé de confiance, de projets communs. Il t’a rappelé tes promesses de collaboration. En même temps, bouffonne, il lisait ton blog, les arguments étaient tout trouvés … Alors tu as remis ça, toute à l’exultation de le revoir aussi. Pas rancunière, tu as tout oublié pour … t’investir dans ses nouveaux projets. E-book, nouveau logo, brainstorming pour un blog. Joie et lune de miel …

Pourtant tu observes en silence. Tu repères des incohérences. Chasse le naturel et il revient au galop. Fin décembre, enfin mon projet professionnel prend forme. Lui faisant confiance, je lui demande en exclusivité son avis. « C’est sympa ». J’ai donné tout ce temps à ses ambitions pour un « c’est sympa » et pour découvrir que sa page Facebook et son Twitter sont lancés, voire certaines de mes idées exploitées dans des articles, sans me demander, sans me citer.

Prise d’ « adultisme », j’ai tenté de parler. De dire que tout cela m’était difficile et que si vraiment je ne le supportais pas, je prendrais un peu le large. Histoire de respirer. Vint la troisième crise. Et ses insultes. J’ai eu le malheur de supprimer Facebook : pour ne pas le voir dans mon fil d’actu. Rien de méchant. 22 jours de reproches (non, il a dit qu’il n’est pas en colère. Les problèmes, tu comprends, il les évacue …). Pour cette seule raison, j’ai été taxée de paranoïaque, psychotique et susceptible. Haineuse aussi. Le portrait est ressemblant, non ?

Va savoir pourquoi j’ai voulu savoir « pourquoi ? » Je me suis posée. J’ai analysé la situation la tête froide, comme si j’accompagnais une cliente en consultation. Analyse transactionnelle et compagnie. Mais quand il s’agit de toi, tu refuses de mettre les mots « violence psychologiques », « abus », « emprise ». Non, tu es juste amoureuse et il faut que tu soignes ta manie de donner ton énergie à tout va : serres les mains et ferme ton coeur !

Va savoir pourquoi, sa colère contenue dans deux SMS m’a émue, moi la haineuse. Au même moment, mon quatre ans me faisait une crise dont les raisons et les manifestations m’ont fait penser à lui. Mon coeur s’est attendri. Non, je ne pouvais pas le laisser. Non je ne pouvais pas l’abandonner. Mais non, couper Facebook c’est comme partir en vacances, je reviendrais. Tout irait bien. Alors j’ai insisté. Tant pis si j’avais mal, je ne pouvais pas le laisser avoir mal. On s’est réconciliés. Nous avons décidé de partir sur des bases plus saines et de faire enfin connaissance. Après tout, chacun ses limites et ses blessures. C’est ça aussi vivre.

Jusqu’à hier : tu découvres que sans raison donner, tu es persona non grata. Virée, bloquée, bannie. Et lâcheté suprême, aucune réponse. On choisit même les blogs que tu peux lire en te désinscrivant d’office de la newsletter.

On sous estime la force de la prière quand on récite le Notre Père. « Délivre nous du mal (…) ». Alléluia !

Et puis les synchronicités sont quand même rigolotes. Mercredi soir je regardais  » Complément d’enquête » au sujet des violences dans le couple et j’ai été surprise d’entendre l’expertise du psychiatre. Une description de mon si fidèle « ami ».

Il veut être coach pour changer le monde. Rien que ça. Le changement avec lui consiste à évacuer les problèmes. Surtout ne pas se confronter, ne pas explorer son âme. Ne pas chercher à comprendre pour ne pas reproduire.

Je parlais avec une amie coach et nous convenions toutes les deux que cette nouvelle génération de coaches sans expériences mais truffés de techniques d’accompagnement étaient potentiellement dangereuse. Un peu comme un psy qui ne suit pas de thérapie. Lorsqu’un aveugle vous indique le chemin, ne vous étonnez pas de tomber avec lui dans le fossé. 

En tout cas, mes amies m’ont reproché durant tout ce temps de chercher à comprendre. Mais vois-tu, je n’aime pas les regrets et je me sais parfois impulsive. Et puis s’interroger c’est tirer des leçons.

Aujourd’hui, grâce à lui :

– je sais quelle genre de femme je suis et je veux être

– je sais que dans l’épreuve, je plie mais je ne rompts pas

– je sais que je suis un soutien fidèle

– je sais ce que c’est que subir la violence psychologique de la part de quelqu’un qu’on aime. Au moins, j’accompagnerai mes clientes en connaissance de cause et pas parce que j’ai appliqué la technique du Professeur Duchmol.

– je sais que je suis généreuse mais que je dois apprendre à donner différement.

– je sais que dans une relation, quelle qu’elle soit, la réciprocité a un sens et n’exclue pas la gratuité. Attendre cette réciprocité n’est pas quémander de l’attention.

Alors mon « brillant ami », va. Conquiers le monde par ton optimisme et ta générosité feinte. Essaie de créer des liens par ton arrivisme et ta vacuité. Je ne te dis pas cela par haine, je ne suis même pas en colère. Mais si un jour tu voulais te pencher réellement sur ton âme au lieu de l’empoussiérer d’objectifs, tu verrais sa richesse. Car j’ai aperçu ta richesse et j’ai voulu la faire fructifier. Mais je ne peux pas t’aimer plus que je ne m’aime. Ni plus que tu ne m’aimes, si tant es que tu m’aies aimée. A ta façon. Maladroitement. Je ne peux pas prendre en charge tes angoisses, surtout quand je te dis clairement qu’elles me font mal. Je ne peux pas nourrir tes amibtions et me vider des miennes : il y a un problème dans la communication des vases. Mes prières t’accompagnent et te bénissent. Je crois que la Vie peut t’apprendre beaucoup pour peu que tu acceptes de ne pas « évacuer les problèmes » et que tu sois une réelle consolation pour ceux que tu accompagnes.

Il n’y a pas de hasard. Dans ma méditation du jour j’ai lu ceci dans la Bible :

« Béni soit […] le Dieu de tout encouragement, lui qui nous encourage dans toutes nos détresses, afin que par l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de Dieu, nous puissions encourager ceux qui sont dans toutes sortes de détresses » . 

Pour moi, c’est le vrai sens de la Justice. La PNL ne suffit point …
Alors merci pour tout, malgré tout.

Je ne suis rien pour toi et tu as pris tout ce dont tu pensais avoir besoin.

Oui. Va sans moi. Tu as raison.

Cordialement …

 
 

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A toutes fins utiles …

Car il paraît qu’on est utile dans la vie des gens. On ne prend pas autrui pour ce qu’il est mais pour ce qu’il nous apporte.

Hé bien, naïve que je suis, ça m’attriste. J’ai le coeur lourd, les poumons serrés à en étouffer.

Passer des années à aimer, aider, soutenir, consoler et à peine si on pense à vous lors des fêtes.

Etre oubliée des années durant, même pas un mail ni un SMS, disparu de votre vie comme ça sans raison (enfin si, l’inutilité est une raison) et réapparaître aux fêtes pour se donner bonne conscience.

Entendre ce type me dire avec aplomb : » ha mais tu sais, tu es charmante, mais je ne veux rien envisager de sérieux avec toi, je ne te vois pas comme ça ».

Donner, donner de soi, gratuitement, avec joie, parce que l’autre fait simplement appel à toi. Être heureuse de s’investir.

Être invitée à un apéro, juste pour mettre l’ambiance entre personnes qui ne se connaissent pas et se rendre compte que pour le projet convivial et fraternel, tu n’es pas envisagée.

Jusqu’alors, je pensais que je faisais ça sans retour. Gratos, tu vois … Vas-y que je te file mon carnet d’adresses, mon temps, mon énergie, ma bonne humeur. Même pute bénévole, tu vois …

En fait je suis une chose : un clown, une entremetteuse, un sex toy auto-rechargeable, un kleenex, un sac poubelle.

Ravie de vous être utile.

Les seules personnes pour qui je tolère d’être utile, ce sont mes fils. Car personne d’autre que moi ne peut leur apporter ce dont ils ont besoin. Ils sont les seuls dont j’accepte l’indifférence et le manque de reconnaissance.

Alors je suis quand même heureuse car sur ma route, j’ai rencontré des gens bien. Des gens qui sont allés au-delà de mes compétences techniques, de mes blagues pourries. Des gens qui ont posé des actes d’amour et de confiance envers moi. Des gens qui se sont intéressés à moi pour ce que je suis.

J’ai lu ce soir que j’ai mes fils, formidables enfants. Oui, ils le sont. Mais je suis un être humain, une femme et parce que j’ai été mariée à un homme dont la mère vivait pour et à travers son fils, je refuse d’être ce genre de mère. Pour leur bien. Et parce qu’un jour, ils me quitteront et je ne serai plus qu’une simple femme.

Je veux être tout pour celui que j’aime. Pas juste une oreille attentive, ni un cerveau-boîte à idées … Et encore moins un coeur qui souffre en silence …

Hé ho !!! Il serait temps que l’on me voie réellement, que l’on m’écoute aussi. Temps qu’on s’intéresse à moi, à mes rêves, mes projets, mes craintes.

Il est temps pour moi de trouver ma place et de la défendre enfin.

Et un mec qui ne prend pas le meilleur de moi pour donner le meilleur de lui à une autre …

Voilà ce que je me souhaite pour 2014.

(Pardon, mais pour le coup, « fêtes » ce que vous voulez : je n’en ai rien à foutre ! Bisous quand même et best wishes …)

 
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Publié par le 27 décembre 2013 dans On est deux dans ma tête

 

Maslow et moi

J’ai mal à l’épaule depuis plusieurs mois. Comme si mon bras allait se détacher de mon corps. Rien aux examens. Pourtant la douleur me réveille parfois la nuit.

Je sais aussi à force de me fréquenter depuis longtemps que mon connard de corps (mais je l’aime quand même) sert de traducteur : je somatise. Je suis une pro de la somatisation. C’est dans la tête que ça se passe docteur …

Selon la Blonde-trop-jolie, c’est parce que j’aurais peur de me lancer … Ben vouais Cocotte ! C’est pas faux ! Mais tu te rends compte quand même du poids que je dois lancer ou pas hinhinhin ? Y’a de quoi s’arracher le bras quand même …

Mais en fait ça va plus loin que ça. Pour me lancer, j’ai besoin d’aide. Voilà. Je ne peux pas te dire plus que ça. Me demande pas quoi comme aide, je sais pas.

Il est là le problème : je ne sais pas demander de l’aide. Je pourrais crever, que je suis pas certaine de savoir comment on fait ça. A proprement parler : ça me coûte un bras …

Avant de commettre cet article, je me suis souvenue du truc de base qu’on te force à apprendre en management. Y’a un type un jour (enfin il est pas le seul hein), qui s’est dit : »ha ben tiens, je vais me demander de quoi les gens ont besoin« . Il s’appelle Maslow. Maslow, mec, ben tu vois, j’ai 34 ans et c’est la première fois que je me pose la question. Je te demande pardon parce que j’ai très souvent trouvée chiante ta pyramide …. J’ai trouvé celle-ci sur ce blog (elle est rigolote)

Pyramide de Maslow

Je n’ai aucune idée de mes besoins. Enfin, sauf dormir et faire des paillettes aux toilettes.

Sincèrement ….

En ce qui concerne les besoins primaires, prenons l’exemple de manger et boire. Je ressens la faim. Mon corps crie qu’il a la dalle. Ben je suis cap de pas bouger à cause de la petite voix dans ma tête qui me rappelle de penser à autre chose. Il faut que tu saches que j’ai vécu mes premières années dans la rue avec une mère toxicomane. Je suis une pro de la survie, en quelque sorte. Tu manges quand il y a à manger. La Providence est mon père adoptif. Il m’attrapait sur le trottoir, me mixait de la viande ou du poisson avec des légumes, puis me brossait les gencives et la langue au dentifrice. Ma mère était végétarienne, alors les protéines animales, tu vois … J’ai tout essayé : préparer à l’avance, prendre du tout prêt … je ne mange normalement à heure fixe que lorsque mes fils sont là. Quant à la soif : je suis une déshydratée chronique, migraine et compagnie. En vrai, tant que je peux saliver, je ne m’inquiète pas vraiment … Du coup je stocke. Et comme je stocke, j’ai encore moins besoin de me nourrir …

Alors vois-tu, si je ne suis pas capable de répondre à mes besoins primaires, ça devient pas mal compliqué pour moi de m’interroger sur mes autres besoins. Voire demander à autrui d’y pourvoir …

L’exemple de mon père est très mauvais, néfaste pour moi, même si tu chiales encore de son extrême générosité. Je te connais, à force …En effet, c’est inscrit quelque part en moi que forcément, l’autre en face sait de quoi j’ai besoin, avant même que je le demande. Quoi ? C’est faux ? C’est tellement faux qu’un mois de mars, il m’a trahie et que pendant dix ans, j’en ai eu des saignements intestinaux …

Je mens un chouya quand je dis que je ne demande pas. Seulement, je suis très maladroite. Je ne sais pas formuler ma nécessité. Et puis après j’ai honte, tu peux pas savoir. J’ai envie de mourir, de me cacher dans un trou, de changer de nationalité et de couleur de cheveux …

Ce qui est extrêmement paradoxal car je suis la première à rendre service pour tout et n’importe quoi . Tu as besoin d’un contact pro ? De parler à 2:30 A.M ? Tu as un chagrin ? Ou une joie à partager, là, maintenant ? Quand il s’agit d’aider mon prochain, je deviens Shiva, sans déconner …

Tu vois, mon activité évolue. J’en reviens à la Blonde-trop-jolie. Et j’ai besoin d’aide pour un tas de trucs. Parce que penser à mon concept, c’est une chose que seule moi peut faire. Pour le reste …

(Tiens, je vais t’en toucher deux mots. Tu ne vas pas être surprise [oui même mes lecteurs mâles sont des filles. C’est tout]. Je vais accompagner des femmes. Voilà. Quoi ? J’avais dit deux mots …)

J’ai l’impression que tout est insurmontable … Les bras m’en tombent d’épuisement. J’aimerais, je crois, rencontrer encore mon père. Quelqu’un ayant suffisamment d’amour dans le coeur pour anticiper l’autre.

Finalement, c’est un modèle pour moi. C’est ce que j’essaie de faire au quotidien …

Mais tu sais c’est quoi le comble du coach ? Ne pas savoir lui-même demander de l’aide …

On pourrait croire que c’est de l’orgueil. Grands dieux, non : je sais que je ne suis pas omnipotente. Vraiment je sais. Seulement de la peur. Je me sens toujours inopportune, impertinente. J’ai toujours la certitude que je vais abuser, déranger.

Allez, challenge ! J’ai appris cette année à dire : « NON »,  » j’ai mal »,  » j’ai peur »,  » je t’aime » (mais tellement … même si ce n’est pas la question …)

Je prends mon courage à dix doigts :

 » J’ai besoin d’être entourée. D’être soutenue. De ressentir une présence, parce que je me sens seule et je trouve ces jours-ci que tout est long et difficile. J’ai besoin que tu saches que derrière mes sourires et mes éclats de rire, c’est pénible. J’ai besoin d’être choyée. J’ai besoin qu’on me nourrisse … J’ai besoin de pleurer mais j’en ai marre de le faire seule dans mon coin. J’ai besoin que tu sois gentil … »

Voilà … je pars me cacher sous ma couette. Et oui, quand cet article paraîtra, j’y serai peut être encore, car j’ai besoin de dormir et je n’y arrive pas.

 
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Publié par le 15 novembre 2013 dans On est deux dans ma tête

 

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