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Archives de Catégorie: Love coach

Tous les hommes de ma vie

Ma vie sentimentale et affective a pris une tournure pour le moins inhabituelle cet été. Comme si les mecs découvraient mon existence. Entre propositions de plans cul, de libertinage ou de couple où tu finis avec 5 gosses (famille recomposée) et un labrador.

J’ai observé le retour des anciens amis et l’arrivée de nouveaux.

Vraiment, quand tu passes toute la première partie de ta vie entourée de femmes depuis la maternelle, ce concentré de testostérone est assez amusant.

La vie a fait pourtant que pour me défendre et me protéger, j’ai eu à développer des énergies masculines. Alors ces jours ci j’ai entendu ces messieurs de mes amis me dire que je prends les hommes pour des bites sur pattes, ou que je les présente comme des prédateurs graveleux. Attends, j’ai eu droit à « parfois je me sens comme un pervers la bite à la main qui attend que Bobonne lui essuie la goutte après avoir fait la popotte ».

Tu vois Copine, quand je te dis que c’est susceptible ces petits machins, et fragile. C’est bourré d’émotions toutes mignonnes et ça se heurte facilement. Un homme c’est super choupinou.

Pour ma part, c’est dur d’être une femme libérée. Tu vois, c’est pas si facile. D’un côté, tu as des mecs qui vont d’une manière ou d’une autre te confronter à leur virilité et ta propre sexualité à assumer.

Oui, je suis une salope.

Je suis une salope dans le sens où j’affirme que j’ai la liberté de coucher avec qui je veux, quand je veux et quand je veux. C’est mon droit. Mon choix. Il n’a pas à plaire à qui que ce soit, ni être compris ou approuvé. Mon père sait bien que je n’ai pas eu deux gosses en attendant la Cigogne….

Je vais te faire un scoop, mec : je suis un être humain. Avec une vie qui a été un peu mouvementée pour mon jeune âge. Avec des désirs,notamment celui d’être heureuse. Mais aussi avec beaucoup de peurs. Çà se soigne. 

Depuis petite, je semble dégager une aura sulfureuse. C’est la seule explication au fait que les doigts sales de cet oncle furetèrent dans ma culotte pendant la sieste. Je ne saurais pas expliquer comment en étant encore vierge et ne sachant pas ce qu’est une fellation, mon entourage ait été convaincu que je menais une vie légère (sans compter que ma mère ne me laisser pas sortir … demande à Naya le fardeau d’être mon mec …). A la fac, j’ai été agressée (oui je l’ai vécu comme ça) par une amie qui m’a fait boire pour me mettre dans son lit. Pourtant, on rigolait souvent sur le fait que pour paraître aussi chaude, je devais avoir des hormones sexuelles en quantité surnuméraire. Faut croire que l’alcool a dû les anesthésier ce soir là …

Bref, oui, je dois me protéger. Non pas des hommes. Ni même des femmes. Mais de ma propre énergie sexuelle. Alors j’ampute ma féminité, ma douceur naturelle et ma sensualité en y mettant une bonne grosse dose de « viens pas test, tu es une grosse merde ». Du moins, c’est comme ça que les hommes le ressentent. Et c’est tant mieux à vrai dire ! C’est que ça fonctionne. Et puis ça ne nous empêche pas d’être amis. Puisque c’est ton amitié que je veux et non que tu viennes me draguer en mp, par sms, tromper ta femme, et me soûler.

Sans rire, avec mes grosses loches et mes yeux de biche, vaut mieux que je te traite comme une pute, mec … Et puis après tout, c’est une façon de vivre l’égalité des sexes (mouhahaa je me marre toute seule en écrivant cette connerie !) Crois moi, si je suis capable de dire à l’homme que j’aime de tout mon être que je ne veux pas de lui dans ma vie, je suis aussi capable de te garder à distance, même sans velléité de rapprochement. Y’en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes …

 Pourtant tous ces gens ne se trompent pas. Je l’ai en moi. Faut bien que ça se ressente, non ?

Sexual healing

En dehors de mon apparence, qui plaît ou pas, ce n’est pas me vanter que de dire que je ne laisse pas indifférente ou que je suis capable de perturber un mec qui a toujours juré ses grands dieux qu’il préfère les minces. Je suis consciente, et j’espère que tu l’es aussi Copine que contrairement à un homme, j’ai des hormones qui fluctuent dans un cycle. Mon corps de femme est prévu pour être en rut tous les mois dans l’espoir débile d’être fécondé. Et je m’en vais l’oeil brillant et torve, la poitrine altière et la croupe fière par les rues toulousaines, reluquer le Mâle. Et puis si la Lune s’y met, je ne te dis pas. ET – A – LORS ???? Le problème est que je ne peux pas gérer ces connasses d’hormones. Je ne peux pas gérer les émotions des hommes. Mais je peux me rendre inaccessible. Alors le moyen vaut ce qu’il vaut, mais on rigole bien quand tu arrêtes de faire le susceptible. Et après tout ce que j’ai entendu en 35 ans, franchement, je m’en fous. Vraiment …

Dans mon boudoir 

Il me semble pourtant que ceux qui ont réussi à pénétrer mon intimité ne se sont jamais sentis comme des bites sur pattes. En tout cas, j’aimerais avoir leur ressenti (tu sais comment me joindre …). S’ils sont arrivés sans violence jusqu’à ma schneck, c’est que j’ai baissé les barrières. Oui je sais avoir un mental écrasant. Mais je pense aussi savoir être enveloppante, douce, onctueuse même, vulnérable, sensuelle, indulgente. Bon j’arrête, Epsilon va me laisser des messages sur Facebook, sinon ( ❤ )

Je me montre à eux. Pas seulement physiquement, mais dans toutes les dimensions de mon être. Je me mets réellement à nu.Car je veux les voir nus aussi. Je veux chérir chacune de leurs forces, bénir chacune de leurs faiblesses. Encenser leur virilité (et je ne parle pas de leur bite, Monsieur Rebel !). Les accueillir tels quels.

Je me suis demandé pourquoi j’attirais autant les libertins. Et puis je me suis rendue compte qu’on attire souvent ce qu’on est. Je n’aime pas trop être coincée dans une case. Pas parce que notre société porte un jugement négatif sur tout ce qui ne suit pas sa norme, mais parce que le libertinage tel qu’il est présenté voire vécu ne me correspond pas. 

Je n’ai pas apprécié être la maîtresse d’hommes libertins en couple.  Et de fait avec eux, je me présente sous un jour très dur (paie ta barrière quand le mec est soumis, putain !). Dans ce cadre là, je me sens comme le sextoy vivant du couple. Et de fait, je ne peux  considérer aucun de mes amants, comme un jouet sexuel. Je n’ai pas de plan cul. 

Par contre, j’ai été la « femme » d’un libertin. Oui je mets entre guillemets, parce que j’avais 17 ans. Aux yeux du monde qui a bien foutu la merde dans ma petite tête parce que « ça n’est pas normal ! c’est un connard ce type », il était le Mal. Pourtant j’étais heureuse, je savais qu’il fréquentait, et quand. Au final, je suis libertine depuis le début. 

Mais avec le temps …

… va, tout s’en va ! lol ! Non, je ne suis pas libertine. Simplement respectueuse de l’homme qui partage ma vie, quelque soit la durée. Je suis respectueuse de sa liberté. Respectueuse de la nécessité de le laisser grandir, évoluer. Consciente que je ne suis pas la réponse à tous ses besoins. Et malheureusement pour mon égo aussi surdimensionné que ma poitrine, je n’ai pas réponse à tout. Sinon, j’aurais déjà sauvé le monde de Monsanto, crois moi … Alors mon ego, parfois, je sais le faire taire pour redire à cet homme que je l’ai connu libre, et que c’est libre que je l’ai aimé. Et j’attends en retour qu’il ne me tienne pas en laisse, ni ne m’expose comme un trophée de chasse sans vie. Honnêtement, ça pique le coeur, surtout quand on a soi-même, besoin d’être rassurée. Mais c’est une utopie de croire que son homme ne pense qu’à nous dans la journée et qu’aucune greluche ne lui tournera autour. Et puis à l’heure des réseaux sociaux, tu vois ce que je veux dire ?

Pour moi le sexe est sacré. Je le redis souvent mais ce n’est pas sur ce blog que je le développerai. Je n’ouvre pas mon âme à n’importe qui. Et même si je peux être une sacrée chaudasse, je sais être sacrément abstinente pendant plusieurs années. Après tout, j’ai des doigts, tu vois …

Et la solitude, c’est quand il n’y a plus de piles !

Alors, mec, je vais encore te braquer, tu vas encore te sentir dévalorisé. Mais c’est mon répulsif à moi, même si tu n’avais absolument aucune intention de me draguer. Mais on va rigoler encore des heures et des jours sur des sujets bien graveleux. Je te rassure, si on devent des amis proches, je saurai être douce et affectueuse, mais le gourdin n’est jamais loin. De toute façon, je n’aime que Mogwaii (haaan j je fais de la pub si je veux et comme je veux ok ?!)

 

Merci malgré tout

J’adorais l’euphorie intellectuelle de nos échanges. J’appréciais sa compagnie et sa vivacité. Je le trouvais brillant, drôle, chaleureux.

J’ai donné du temps et de l’énergie. J’ai partagé mes petites compétences littéraires au service de son blog et de ses projets d’écriture. Je lui ai ouvert mon carnet d’adresses pour faciliter ses ambitions professionnelles.

J’ai voulu le connaître … Et c’est là que le bât blesse.

On recule sans peine devant les arguments de « jardin intime », « vie privée » …Mais la première dispute a explosé. On n’en veut pas à l’autre, car on sait très bien que sous nos airs ouverts et avenants, on ne lui partage rien. Donnant-donnant. Enfin, façon de parler : je ne sais pas être superficielle. Mais quelque chose nous retient.

On tombe amoureuse. Eperdûment. Alors on donne encore plus de temps et d’énergie. On le trouve tellement formidable qu’on finit par se convaincre qu’il est trop bien pour nous. Et puis, on est déjà amis, c’est bien.

Amis, dis-je ? Que nenni … Un ami prend des nouvelles, s’intéresse à nos projets. Parce que mère au foyer est un état de vie, pas un projet de vie. Certes, on ne voyage plus trop, on ne sort guère non plus, mais chaque jour, des germes de vie poussent encore en nous. Nous ne sommes pas mortes.

C’est le temps d’avancer après des années de solitude. Le réseau s’active pour nous faciliter la vie. Des inconnus viennent à nous pour nous proposer spontanément de l’aide dans notre recherche d’emploi ou de logement. Tout cela reste infructueux, mais toute cette belle énergie réchauffe le coeur et donne du courage.

Lui reste muet. Il a des vacances à préparer. Un emploi de consultant à quitter (tu sais … ceux qui font du recrutement entre autres …), parce que salarié c’est trop la lose.On ne dit rien, on observe.

Vient le temps d’un autre conflit. Il nous parle d’ambigüité. Nous on se sait sincère. On sait qu’on ne veut pas être sienne. Ce n’est pas le moment : nous avons nos projets et aucun homme ne peut désormais passer avant. Tant pis, on avoue en mettant des réserves. Et puis on observe que l’ambigüité vient aussi de lui. En pleine rupture (tu vois qu’il ne nous dit pas tout …), il a fait un amalgame entre son ex et moi. Diantre, comment est-ce possible … Tant pis, la seconde crise a éclaté. Je n’ai pas supporté son insolence, son manque de respect ni qu’il croit que tout lui est dû. J’étais là pour l’aider, être à ses côtés, le soutenir et l’élever. Pas pour qu’il me traite comme son larbin.

Pauvre fille, tu l’as laissé revenir vers toi … Il a fait ça tellement bien, avec du miel dans la voix. Il a parlé de confiance, de projets communs. Il t’a rappelé tes promesses de collaboration. En même temps, bouffonne, il lisait ton blog, les arguments étaient tout trouvés … Alors tu as remis ça, toute à l’exultation de le revoir aussi. Pas rancunière, tu as tout oublié pour … t’investir dans ses nouveaux projets. E-book, nouveau logo, brainstorming pour un blog. Joie et lune de miel …

Pourtant tu observes en silence. Tu repères des incohérences. Chasse le naturel et il revient au galop. Fin décembre, enfin mon projet professionnel prend forme. Lui faisant confiance, je lui demande en exclusivité son avis. « C’est sympa ». J’ai donné tout ce temps à ses ambitions pour un « c’est sympa » et pour découvrir que sa page Facebook et son Twitter sont lancés, voire certaines de mes idées exploitées dans des articles, sans me demander, sans me citer.

Prise d’ « adultisme », j’ai tenté de parler. De dire que tout cela m’était difficile et que si vraiment je ne le supportais pas, je prendrais un peu le large. Histoire de respirer. Vint la troisième crise. Et ses insultes. J’ai eu le malheur de supprimer Facebook : pour ne pas le voir dans mon fil d’actu. Rien de méchant. 22 jours de reproches (non, il a dit qu’il n’est pas en colère. Les problèmes, tu comprends, il les évacue …). Pour cette seule raison, j’ai été taxée de paranoïaque, psychotique et susceptible. Haineuse aussi. Le portrait est ressemblant, non ?

Va savoir pourquoi j’ai voulu savoir « pourquoi ? » Je me suis posée. J’ai analysé la situation la tête froide, comme si j’accompagnais une cliente en consultation. Analyse transactionnelle et compagnie. Mais quand il s’agit de toi, tu refuses de mettre les mots « violence psychologiques », « abus », « emprise ». Non, tu es juste amoureuse et il faut que tu soignes ta manie de donner ton énergie à tout va : serres les mains et ferme ton coeur !

Va savoir pourquoi, sa colère contenue dans deux SMS m’a émue, moi la haineuse. Au même moment, mon quatre ans me faisait une crise dont les raisons et les manifestations m’ont fait penser à lui. Mon coeur s’est attendri. Non, je ne pouvais pas le laisser. Non je ne pouvais pas l’abandonner. Mais non, couper Facebook c’est comme partir en vacances, je reviendrais. Tout irait bien. Alors j’ai insisté. Tant pis si j’avais mal, je ne pouvais pas le laisser avoir mal. On s’est réconciliés. Nous avons décidé de partir sur des bases plus saines et de faire enfin connaissance. Après tout, chacun ses limites et ses blessures. C’est ça aussi vivre.

Jusqu’à hier : tu découvres que sans raison donner, tu es persona non grata. Virée, bloquée, bannie. Et lâcheté suprême, aucune réponse. On choisit même les blogs que tu peux lire en te désinscrivant d’office de la newsletter.

On sous estime la force de la prière quand on récite le Notre Père. « Délivre nous du mal (…) ». Alléluia !

Et puis les synchronicités sont quand même rigolotes. Mercredi soir je regardais  » Complément d’enquête » au sujet des violences dans le couple et j’ai été surprise d’entendre l’expertise du psychiatre. Une description de mon si fidèle « ami ».

Il veut être coach pour changer le monde. Rien que ça. Le changement avec lui consiste à évacuer les problèmes. Surtout ne pas se confronter, ne pas explorer son âme. Ne pas chercher à comprendre pour ne pas reproduire.

Je parlais avec une amie coach et nous convenions toutes les deux que cette nouvelle génération de coaches sans expériences mais truffés de techniques d’accompagnement étaient potentiellement dangereuse. Un peu comme un psy qui ne suit pas de thérapie. Lorsqu’un aveugle vous indique le chemin, ne vous étonnez pas de tomber avec lui dans le fossé. 

En tout cas, mes amies m’ont reproché durant tout ce temps de chercher à comprendre. Mais vois-tu, je n’aime pas les regrets et je me sais parfois impulsive. Et puis s’interroger c’est tirer des leçons.

Aujourd’hui, grâce à lui :

– je sais quelle genre de femme je suis et je veux être

– je sais que dans l’épreuve, je plie mais je ne rompts pas

– je sais que je suis un soutien fidèle

– je sais ce que c’est que subir la violence psychologique de la part de quelqu’un qu’on aime. Au moins, j’accompagnerai mes clientes en connaissance de cause et pas parce que j’ai appliqué la technique du Professeur Duchmol.

– je sais que je suis généreuse mais que je dois apprendre à donner différement.

– je sais que dans une relation, quelle qu’elle soit, la réciprocité a un sens et n’exclue pas la gratuité. Attendre cette réciprocité n’est pas quémander de l’attention.

Alors mon « brillant ami », va. Conquiers le monde par ton optimisme et ta générosité feinte. Essaie de créer des liens par ton arrivisme et ta vacuité. Je ne te dis pas cela par haine, je ne suis même pas en colère. Mais si un jour tu voulais te pencher réellement sur ton âme au lieu de l’empoussiérer d’objectifs, tu verrais sa richesse. Car j’ai aperçu ta richesse et j’ai voulu la faire fructifier. Mais je ne peux pas t’aimer plus que je ne m’aime. Ni plus que tu ne m’aimes, si tant es que tu m’aies aimée. A ta façon. Maladroitement. Je ne peux pas prendre en charge tes angoisses, surtout quand je te dis clairement qu’elles me font mal. Je ne peux pas nourrir tes amibtions et me vider des miennes : il y a un problème dans la communication des vases. Mes prières t’accompagnent et te bénissent. Je crois que la Vie peut t’apprendre beaucoup pour peu que tu acceptes de ne pas « évacuer les problèmes » et que tu sois une réelle consolation pour ceux que tu accompagnes.

Il n’y a pas de hasard. Dans ma méditation du jour j’ai lu ceci dans la Bible :

« Béni soit […] le Dieu de tout encouragement, lui qui nous encourage dans toutes nos détresses, afin que par l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de Dieu, nous puissions encourager ceux qui sont dans toutes sortes de détresses » . 

Pour moi, c’est le vrai sens de la Justice. La PNL ne suffit point …
Alors merci pour tout, malgré tout.

Je ne suis rien pour toi et tu as pris tout ce dont tu pensais avoir besoin.

Oui. Va sans moi. Tu as raison.

Cordialement …

 
 

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She Wolf

Il était une fois un Petit Chaperon rouge qui rencontra le Loup en forêt. Je te résume le truc : la forêt c’est ton for intérieur, le rouge, la passion et la perte de la virginité (le blanc), le Chasseur, c’est le daron qui arrive trop tard, la Mère grand, c’est la femme plus âgée qui en quelque part ne veut pas reconnaître que la fillette a grandi, et le Loup …

Ben le Loup c’est ce que tu recherches depuis que tu l’as rencontré la première fois, petite coquine … Alooors ? Il avait de grandes dents, vilaine curieuse ? En plus de l’excitation de vivre quelque chose d’inouï dans ta vie, de débuter ta vie de femme, tu as goûté à la puissance des hormones sexuelles ! … et de fait depuis, tu as le feu au cul …

On méprise les hommes, haaa ces coureurs de jupons et blablabla. Mais crois-moi, quand ils décident de faire grève de la braguette, ça ne les rend pas malheureux.

Tandis qu’une femme, quoiqu’on en dise, elle devient hystérique. Tu sais ? L’hystérie ? Cette maladie inventée par les hommes ? Mais siii ! « Elle est trop nerveuse ». « Elle est tout le temps triste ». « Elle est accro au sucre ». « Ha ! Mais c’est à cause de la Lune, ça !  »

Ouais, même que des fois on se transforme en loups-garous banane ! (euh c’est pas raciste hein !)

Et tu sais comment on soignait l’hystérie : ablation de l’utérus dans les cas « les plus graves » (aux yeux des médecins-hommes, hein, évidemment …), électrochocs, douches froides … et stimulation digitale. Et en fait c’est ce qui marche le mieux tu vois : c’est grâce aux Saintes Hystériques que nous avons aujourd’hui le Vibromasseur.

Bon … finie la page médicale, on se croirait sur Wikipédia.

Ce que j’essaie de te dire, Chaperon rouge, c’est qu’avoir des pulsions sexuelles, ce n’est pas grave. Se sentir frustrée, ce n’est pas grave. Aimer se faire pécho sur un coin de table, ce n’est pas grave.
Ce qui est dommage, c’est l’univers ultra romantique qu’on met autour : « faire l’amûûûr »

Précédemment, je t’encourageais à savoir ce que tu veux. Si tu veux juste un plan cul, assume. Pourquoi l’enrubaner dans de faux sentiments. Se persuader d’être amoureuse ? En fait, c’est juste normal, par moment, d’avoir besoin de se faire tringler. Je ne vais pas m’excuser ici d’être vulgaire, d’une tu es habitué, et deuze, ça justifie mon propos. Comme dirait Frigide, « appelons une chatte, une chatte ».
On sait très bien toi et moi, selon ton fonctionnement bien sûr (période du cycle ou laps de temps entre deux histoires), que ça va te reprendre : tu vas te mettre à courir le bois avec ton petit panier. Et tu vas rencontrer non pas Charmant, mais le Loup !

Oui le Loup ! Dans la forêt, au lieu d’affronter tes angoisses primitives et tes désirs les plus violents, ceux-là même qui insultent probablement ton éducation voire ta religion, tu vas fuire, courir, vite … vers le Loup.

Je la trouve très conne et inconsciente la maman du Chaperon rouge, de dire à sa fille de se dépêcher, et ne pas tarder dans le bois. Parce qu’au final tu te rends compte que, de toute manière, elle va se faire bouffer. En errant un peu, la petiote aurait appris à se connaître, elle se serait dévêtue de son chaperon, aurait probablement sali sa petite robe proprette. MAIS, elle se serait repérée dans cette forêt. Elle aurait appris à reconnaître les arbres, à faire son chemin et déjouer les manoeuvres du Loup.
Meuh nan ! on l’habille en rouge passion et on lui met dans le crâne qu’il faut « faire l’amour ».

A mon sens, ça donne deux types de gonzesses :
– la frustrée qui attend Charmant (et ne s’aventure jamais dans la forêt)
– l’amère, qui court et se fuit et tombe …. dans la gueule du Loup.

Tu sais bichette, j’ai été amère. Une vraie peau de pamplemousse …

Je n’ai pas reçu d’éducation sexuelle. J’ai compris que je devenais adolescente en lisant Dolto. Je n’ai jamais su pourquoi j’avais de si gros seins (mais pourquoi, bordel ?). Quand j’ai eu mes premières règles, on m’a juste dit : »attention aux garçons, tu peux désormais tomber enceinte (quand tu connais ta genèse, tu sais que c’est la pire des choses qui puisse arriver, ça et devenir rasta), et ne t’assieds pas sur leurs genoux ». A 34 ans, je ne m’assieds toujours pas sur les genoux des garçons, ça me met mal à l’aise … mais je sais pas pourquoi …
Je suis tombée amoureuse. Il y a eu cette première fois et celles d’après avec ce garçon formidable. Et d’autres fois avec des garçons fort minables (ouaiiiiis j’ai osé écrire ça !)
Et un jour j’ai rencontré Christophe qui a eu cette phrase d’une rare … connerie : « ma pauvre chérie, arrête de chercher l’amour. Tu cherches l’amour et au final tu te fais baiser. Faut te faire une raison : il y a celles qu’on aime et celles qu’on baise. Tu comprends … »

Ouais je comprends que tu n’es qu’un affreux connard, mon ami (et une petite bite. Depuis je hais les petites bites. Je suis raciste de petites bites). N’empêche que j’y ai cru. J’ai cru longtemps qu’on ne m’aimerait pas. C’est simple. Il suffisait d’être clair dans ta requête : tu me plais, on baise. Basta. Alors oui des bites j’en ai vu passer, ma pauvre dame … Trop. « Trop » est une notion toute personnelle. J’ai une amie qui fait monter son compteur à 200, elle trouve ça correct. Le chiffre me donne une sensation de deep throat, tu vois, quand ça titille trop la luette …

Si j’avais appris dès le départ à apprivoiser la forêt, je n’aurais jamais compris le désespoir de Vitaa (elle me fait de la peine, toutes ces années qui passent et toujours le même problème … Hey miss, envoie moi un mail et je te coache ! )

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Seulement, prends le temps de te poser. Demande toi pourquoi tous ces échecs. Pourquoi tous ces mecs ? Toutes ces histoires qui se ressemblent ? Tu as couru trop vite dans la forêt. Prends le temps de t’y poser, utilise le petit pot de beurre (de toute façon la Vieille crèvera tôt ou tard, et tout ce qu’elle a à te transmettre c’est son désir du Loup qu’elle attend vautrée dans son lit :  elle trouvera aut’chose pour se lubrifier …). Apprends à te repérer en toi, en tes désirs, tes pulsions. Tu n’es pas obligée d’obéir à ta mère, c’est à dire ses croyances à elle, son éducation à elle. Tu as ce devoir envers toi-même de connaître la Femme qui sommeille en toi, de l’épanouir et de la protéger de tous les Christophe-Petite-Bite du monde !

Et sers toi de tes doigts, bordel ! Nooon ce n’est pas sale !

Oui. Tu as le droit d’avoir des besoins purement sexuels et de les assouvir. Comme pour tout, l’excès nuit et c’est cela qui doit alerter. Car tu es une Femme, un réceptacle du Sacré et pas un sacré sac à foutre … Tous les Loups qui passent n’ont pas à te mettre la main au panier.

Il n’y a pas de jugement à avoir sur la sexualité d’autrui. On ne parle pas d’organes sexuels qui s’emboîtent, mais de rencontre de deux âmes. Coming soon (enfin tu sais que chez moi « soon » est relatif … et on quitte ce blog sans râler ! Merci !)

Bon, pour cette fois, on arrête de croire qu’on est l’héroïne d’un mauvais Harlequin et on assume … la Louve en soi

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Publié par le 22 novembre 2013 dans Love coach

 

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Opération Love Coach

Bon les gens vous faites peine, sans déconner. Y’a un truc qui cloche sa race avec l’énergie du coeur ces jour-ci.

Alors histoire de se sortir les doigts du slip, on va un peu parler amour chez Fernanda dans les jours qui viennent. Je me permets, car sur certains points, je suis une extra-terrestre. Et ce qui me réjouis, c’est de savoir que dans le monde, je ne suis pas seule.

Je viens te proposer un premier article pour cette nouvelle catégorie. Si tu as des questions, des trucs que tu veux aborder (je ne résous pas les problèmes, et je préfère ne pas faire du cas particulier), n’hésite pas à m’écrire ta bafouille à darlingcreole@gmail.com .

« Egoïste – toi »

Je commencerai par te dire une chose assez bizarre au sujet de l’Amour.

Dans un premier temps, on s’en fout de qui tu aimes. On s’en fout de l’autre. L’idée c’est juste de se connaître soi-même.

Se poser les bonnes questions. Qui suis-je vraiment ? De quoi ai-je besoin ? Comment est ma vie ? Où en suis-je ? Est-ce le bon moment pour envisager quelque chose de sérieux avec quelqu’un ? Suis-je à la recherche de quelqu’un parce que je ressens un vide affectif ? Suis-là pour combler un manque ou par envie de construire quelque chose ?

En effet, ce n’est pas réellement la même chose … Car lorsqu’on construit, on prend de ses outils pour produire en dehors de soi. Le fait est que si on n’a pas d’outil, on risque de ne pouvoir rien donner à l’autre.

Je t »invite dans un premier temps à assumer le « Moi je ».Comme dirait Anne-Claire, « égoïste-toi ».

 

 

« Moi je » suis au chômage.

« Moi je » reconstruis ma vie avec mes deux enfants.

« Moi j’  » ai envie de travailler dans un métier qui me passionne, où je rencontre des gens, où je voyage.

« Moi je » suis une femme indépendante. J’aime être libre. Ne pas avoir à rendre de compte. C’est la raison pour laquelle la confiance est essentielle pour moi.

« Moi j' » ai besoin qu’on m’écoute, qu’on me parle aussi, qu’on soit patient avec moi. J’ai besoin de pouvoir me reposer sur mon partenaire (pas de l’écraser de tout le poids de ma vie … les noeuds doivent être dénoués)

« Moi je » suis hyperémotive, très intuitive. Et parfois ça donne des situations bizarres …

« Moi je » ne tolère pas le mensonge. Je suis capable d’entendre mon compagnon me dire qu’il est troublé par la voisine de pallier et qu’il aimerait se la faire. Je ne tolérerais pas qu’il se la fasse sans qu’on en ait parlé avant.

« Moi j’ai » besoin d’espace, de silence et de solitude. J’ai besoin que mon couple soit un cocon réconfortant

« Moi j' »ai besoin qu’on aiguise mes sens, qu’on me pousse hors de mes limites, qu’on me fasse découvrir des choses. Car « moi je » m’ennuie vite. Je suis très curieuse de l’autre.

« Moi je » ne suis pas une petite fille sage à la sexualité plate. Je suis ouverte d’esprit et je fais plein de bêtises.

Bref, tu as compris l’exercice. Et toi Monsieur qui me lit, je parle bien de Moi, Fernanda.

La première rencontre qui doit avoir lieu, c’est celle avec soi-même. La première personne que tu dois aimer, c’est toi. Avec tes talents, tes projets, tes rêves. Mais aussi tes défauts, tes travers, tes perversions.

L’idée principale est de savoir ce qui est primordial pour ton équilibre personnel et par conséquent ce qui dans une relation sera inaliénable, non négociable. Ce qui te permettra de dire : NEXT !

Tu as souvent lu sur ce blog mes récriminations au sujet d’Ex-Mari. En effet, j’ai abandonné mes rêves, mes projets de vie pour me consacrer à lui et à mes enfants. Et je lui en veux car jamais il ne s’est demandé quels étaient mes rêves. Lorsqu’on s’éloigne de soi à ce point, on tombe irrémédiablement dans un état de dépression, de dépréciation de soi-même. On ne se retrouve plus. Pourtant, la seule à blâmer, c’est moi.

Combien, après une histoire douloureuse, en sont venus à dire : « je ne sais plus qui je suis, il/ elle m’a tout pris, je ne me retrouve pas » ?

Il n’est pas question d’abandonner ta passion du pole dance parce que Monsieur trouve ça vulgaire, ou ton goût pour le tunning parce que la demoiselle estime que c’est un truc de beauf. *

Finalement, tu te languis dans ton célibat, mais c’est probablement le moment idéal de faire la plus inoubliable des rencontres : SOI !

On poursuivra en osant dire ce que l’on veut.

D’ici là, aime-toi !

 
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Publié par le 3 octobre 2013 dans Love coach

 

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