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Quitte moi …

01 Nov

C’est beau hein …

Mouais mais c’est triste. C’est moche en fait d’en arriver là. D’être chieuse à ce point …

Je dis ça, mais c’est à peu près ce que j’ai dit à El Doctor. Pis, j’ai quand même pris l’initiative de la rupture.

Mais cette chanson me ramène pas mal à moi (outre le fait qu’ « On » ait eu l’audace de me jeter en public en me la dédicaçant *** )

Je relis mes deux histoires les plus longues. Ouais parce que sinon, je me fais larguer en mode départ furtif/silence radio …

La dernière, avec Ex-Mari … On ne reviendra pas sur les raisons de ce mariage. Mais surtout sur les 6 ans d’abnégation.J’ai lâché mes ambitions professionnelles pour qu’il puisse s’épanouir dans un métier qui lui plaise, en lui trouvant une formation diplômante. J’ai été femme au foyer, tout ce que je hais (parce que ça ne me va pas, m’en fous de ce que tu fais de ta vie … ). J’ai tenté d’émerger en obtenant un Mastère spécialisé, un bac+5, quoi … Sans grandes conséquences sur ma vie professionnelle. Ben oui, va expliquer un trou dans ton CV pour raisons familiales. Pendant ce temps-là, il refusait mes conseils (qu’aujourd’hui des gens paient pour avoir), se faisait exploiter (un comble pour un mec marié à une juriste spécialisée en droit du travail, non ?). Et pendant ce temps-là aussi, je mourais. Je mourais de ne pas être entendue, d’être enterrée vivante dans notre duplex. De ne jamais sortir. Mais quand je dis jamais, c’est vraiment jamais. Naturellement, je ne compte pas sortir au parc avec les enfants comme une sortie. Finies les soirées culturelles, les restos branchés avec les potes. J’étais mariée à un tocard qui m’a pompé toute mon énergie, toutes mes envies, ma confiance en moi et mon estime. Je me suis mise à son service, pire, à sa disposition. Et je me suis fait reprocher, somme toute, de n’être qu’un boulet. Une fainéante. Une assistée. Une bonne à rien. Sauf à torcher le cul des gosses et à récurer les WC. En encore, paraît que suis pas douée … Et niveau cul, je ne m’excuserai pas de ne pas avoir envie. Je t’épargne mes sorties automnales au bois (fais marcher ton imagination, tu verras la beauté de la métaphore … ). Et puis cette manie de souffler le chaud et le froid.  « Je fantasme sur une femme d’affaires ». « Ton boulot ne te rapporte rien » … C’est bon d’être encouragée. Bref, j’ai vite été dégoûtée. Alors non, je n’ai pas été une bonne épouse. J’ai vite refusé le devoir conjugal. Ma foi, j’avais de super bonnes raisons à mon sens. Et crois, moi, en l’espèce, deux fois par AN en moyenne, c’est du grand luxe. Du très grand luxe. N’empêche que malgré la dépression (ben ouais … j’ai même fait des thérapies et pris des médocs), j’étais là. J’ai demandé à être quittée quand j’ai vu que je n’aurais pas la force de faire grandir notre second enfant. J’ai demandé à être quittée quand l’envie de tout quitter a été plus forte que tout. Tout cela avec le sourire. Histoire que les connards qu’il avait mis dans sa poche ait des raisons de me traiter de salope. J’adore qu’on me parle mal, ça m’excite.

La première fois, ce fut avec … My First. Mais qu’il est joli, lui (du vrai bogoss)  Tout le monde a toujours cru que c’était un connard fini. J’ai toujours clamé qu’il était gentil, fragile, sensible et j’en passe. Je passais pour la conne cocue. Et de fait, plus cocue que moi, tu meurs. Nous avons vécu des aventures passionnelles. Tu pars en voyage et tout va bien. Tu reviens, une autre est présentée comme la copine officielle. Mais à toi, on ne t’a jamais dit que c’était fini. A charge pour toi de faire le ménage … Ce fut violent, aliénant. On s’est fait du mal, beaucoup de mal. Je crois qu’on s’est beaucoup aimés. A se rendre fous. En tout cas à me rendre folle. Alors j’ai fui, je suis partie, j’ai mis 8000 km entre nous. Et puis cette semaine, Bouchon est venu me dire qu’il lui avait parlé. My First lui a dit à quel point je suis une fille géniale (que des trucs que Bouchon sait déjà, c’est mon bro’). Que des choses que j’ai toujours su. Il m’a dit une fois : « il y a 3 femmes que je respecte, ma mère, ma soeur et toi ». Pourtant dans les faits … Pourtant je le crois toujours. Je le connais par coeur. Nous sommes allés si loin dans la douleur.

C’est inimaginable ce que je peux faire par amour. Mourir à moi-même. Me donner à fond, même quand le générique de fin défile. Rebondir sur le mur comme une balle de squash. Les désirs peuvent s’éteindre. Mais l’amour, non. Je les aime tous encore (sauf Ex-Mari, car pour le moment je suis très en colère contre lui et j’ai très très très envie de lui baffer sa gueule de connard boutonneux, p’tit con ! )

Je ne m’engage pas à moitié. Je ne fais pas dans la demi mesure. Mes amis me mettent souvent en garde contre ma tendance au sacrifice. Que veux-tu, c’est mon côté mouton …

*** Alors, toi qui ne veut pas m’épouser, ne viens pas te plaindre lorsqu’Alzheimer te donnera quelque répit, d’avoir vu se succéder les femmes en ayant laissé passer l’Idéale.

En amour, je n’ai pas peur de la fin. Chez moi, il n’y en a pas. Ce sont les débuts qui m’effraient.

Qui sera celui que j’appellerai « My Last » ?

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