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Crever l’abcès

02 Fév

Salut ! ça va ? Moi ça va pas des masses. Je sais pas, mais tu as peut être remarqué que ce blog devenait plus « people » qu’il n’aurait dû. Alors j’en reviens au thème essentiel qui n’intéresse que moi : Môa !

Je te disais que ça ne va pas des masses. En effet, toute ma vie a un peu été une longue et pénible tragédie. J’ai fait Oliver Twist, Les Liaisons dangereuses. Et là, on voudrait me faire jouer Phèdre. Sauf que non. J’aspire à une vie paisible et je ferai tout pour rester en paix, sans scandale.

Alors oui, s’il est vrai qu’à une époque, on m’avait surnommée Madame de Merteuil, aujourd’hui, les intrigues ne m’intéressent que dans les films policiers. Les « on dit », « il paraît que »,  » je te dis mais tu ne dis pas » et autres, pfff, c’est rigolo mais j’avoue : je ne sais plus faire ça. Je me sens perdue. Comme une fermière à la ville, tu vois. Je me perds dans les infos. Il me faudrait des post-it.

J’ai pété une durite samedi. Toute seule. Comme une grande. Comme d’hab, d’ailleurs. Ça arrive sans prévenir ces trucs-là. Même si cette fois-ci, il y a eu quelques secousses d’alerte … Un article sur ledit blog de Fernanda … Puis quelques SMS par-ci par-là … Un samedi shopping … Et Badaaam !

Elle m’a demandé mes motivations au sujet de la détresse d’autrui … Ben euh ? Comment dire ? J’en ai fait mon sujet de mémoire, l’objet de mon activité professionnelle. C’est peut-être que ça me touche un peu, non ? Haaa ! Tu parles de la façon de me montrer compatissante ? Humm … oui Délicatesse et moi, on n’est pas copines. En même temps, je ne suis pas psy, je suis juriste. Alors j’ai tendance à être cash. Même, rien à voir avec mon métier. Je suis cash, directe. Sois je me tais (c’est rare, j’admets), sois je l’ouvre. J’essaie d’être claire. Et puis, il y un temps pour tout. A partir d’un moment, il faut agir.

Mais ce n’est pas à cause de cette histoire que j’ai réagi violemment. Même si le détonateur a été le mot « motivation ». Qu’est ce qui m’émeut ? Qu’est ce qui me fait bouger ? Réagir ? Souffrir ? L’ Amour et la Justice. L’Amour en tant que don total de soi. La Justice en tant qu’elle est la vertu qui assure la dignité de l’Homme.

Alors voilà ma motivation.

Et ma réaction : elle laissait supposer qu’Elle mettait en doute mon Amour.

Et le fait qu’Elle ne réponde pas à mes messages me laisse supposer à mon tour qu’Elle continue à mettre en doute mon Amour. Tant pis. Vraiment.

Parce que j’avoue que si tout ça a explosé aussi fort en moi, c’est parce que je suis gavée. J’ai l’impression que mon libre arbitre est pris en otage.  Je ne peux réfléchir sans Elle, réagir sans son jugement, décider sans son autorisation, m’habiller sans ses conseils, vivre une nouvelle amitié sans sa présence. Je me sens un peu bouffée ces temps ci. Le problème, c’est qu’Elle n’avait aucun moyen de le savoir .Absolument aucun. Je l’aime, j’aime sa compagnie, j’aime ses rires, j’aime ses délires, j’aime ses conseils. Je l’aime. Point.

Sauf qu’Elle phagocyte une autre relation. Une relation à laquelle je tiens beaucoup. Ou du moins, une non-relation. Alors oui, nous avons un « intérêt » commun: elle. Mais j’ai envie de te dire, même de Nicolas Bedos, je n’en parlerais pas des heures pendant des mois entiers !!!! Nicolas Bedos quand même !

Comment te décrire l’histoire ? Phèdre, le sentiment amoureux en moins.

Elle et Lui sont amis. Elle et moi sommes amies. Lui et moi faisons connaissance. Sauf que dans cette relation naissante, Elle est là. Qu’Elle soit mon amie et confidente, formidable ! Qu’Elle soit son amie et confidente, grand bien lui en fasse. Qu’Elle soit notre médiateur : NON ! Absolument pas. Entre Elle et moi, Il est de trop. Entre Lui et moi, Elle est de trop. Entre Elle et Lui, je suis de trop. Il me semble que c’est clair, non ? C’est possible à faire ce truc là ? Je crois que oui. Sinon y’en a un qui va crever et je suis bien partie pour être le maillon faible.

Sans rire … Je m’adresse à toi qui m’a offert « toute ta considération ». On va parler mon langage. Laisse -toi surprendre. Je ne parle pas ici de papillons dans le ventre et de fond de culotte trempé. Non. Je parle de don, de relation, de présence. Que puis-je te donner de moi, si ce que tu me prends, c’est ce que tu as déjà : Elle ? Que puis-je recevoir de toi si ce que tu me donnes c’est ce que j’ai déjà : Elle ?

Je voudrais t’aimer. Tu as cette intelligence du coeur. Rarissime. C’est une qualité à protéger, à couver. Je disais que l’amour est don. Je voudrais, dans le meilleur des mondes, redonner éclat à ta douceur, ou du moins le faire perdurer à travers le temps et les épreuves. Je voudrais arroser tous les germes d’excellence que je perçois en toi : tes talents littéraires, tes désirs d’entreprise, tes exploits sportifs. Comment me donner ? Mon très cher, je suis une terre vierge. Une nappe pétrolière qui ne demande qu’à être exploitée. J’ai en moi toutes les ressources les plus folles pour faire les choses les plus grandes. Certains de mes amis en profitent déjà. C’est à ta disposition. My pleasure …

Je te désire. Je t’attends. J’ai envie de te connaître. Découvrir tes passions. Tes intérêts politiques, tiens, ça va être la Présidentielle ! Les choses qui t’écœurent. Tu vois, c’est tout simple, finalement … Je ne sais pas trop où me situer. Tout ça me soûle, me gonfle, me gave. J’ai l’impression de te faire perdre ton temps, d’avoir 15 ans et rien à foutre d’autre de ma vie. Pire, d’être toujours en train de quémander quelque chose !!! C’est insupportable pour moi et je peine à croire que tu le vives bien. Ou alors, une raison de plus de te trouver adorable …

 

Allez ! je vais prendre l’air, courir, manger du chocolat, bosser, m’occuper de mes gosses, gérer ma nouvelle vie, régler leur compte à mes collants, me rétablir de ma grippe et attendre le mouvement des planètes dans mon signe.

Elle fera ce qu’Elle veut : m’ignorer toujours ou pas. Je veux une amie, pas un gourou.

Il fera ce qu’Il veut: vu qu’on ne se connaît pas, j’en sais rien, même si j’appréhende.

On est libre ou pas ?

Et toi, sois pas connasse, si tu as des amitiés relous voire foireuses, raconte que je me sente moins seule. Fais moi rire même !

 

 

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